Saudade

Tu me manques, poser ma tête sur tes cuisses,
Comme du lait et du miel, tes mains douces,
Caressant ma tête, à perte de vue. Les esprits
S’envolant plus haut, fredonnant un air de paix.
Se sentir aimé comme une femme aime
Son amant, s'aime elle-même, aime son enfant,
À la maison, enfin. Douce maison.

J'avais trouvé un foyer en toi,
En sécurité dans tes bras nus,
Corps fatigué cherchant repos et eau, bientôt
Vulnérable, aimant, et fidèle à moi-même.
Mes pieds dansant, mon âme guérissant, dans
Chaque pièce, chaque recoin de ce beau foyer.
Un foyer si bon que je m'agrippais à
Chaque mur, doigts et ongles accrochés,
Désespéré de rester, à la maison, par tous les moyens,
Peur de lâcher prise, de repartir encore une fois,
Et de ramper vers le mien, là où la peur de
L'abandon, la douleur, la solitude réside(nt).
Pause. Respire. Sois bienveillant et rentre à nouveau.
Viens à la maison. À la maison, en toi.

Respire.
Rentre à nouveau.
À la maison. Concentre-toi.
Et guéris vraiment. Cherche la vérité,
Le réconfort en toi. Jusqu'à ce que ta maison soit
Remplie d'amour, de bienveillance envers soi.
Ton âme est nourrie. La sienne aussi. Ta coupe est pleine. La sienne aussi.
Deux âmes comblées. Comme ce serait merveilleux, n'est-ce pas ?

 

Fin
Photographie : Alexandre Tako
Direction Artistique / Poème : Aristide Loua
Modèles : Lafalaise Dion x Aristide Loua

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